C'que c'est dur, de devenir adulte! On s'construit des plans, on se dessine un avenir, pour se rassurer comme on peut, oublier l'angoisse du vide. Mais on n'est jamais à l'abri du grain de sable, du "j'ai raté", du "c'est fini"... Ces petits constats de merde qui guettent, quelque part.
Et être heureux... C'que c'est dur d'être heureux si tout le monde ne l'est pas.
J'ai connu bien des erreurs de timing, dans ma vie. En ce moment, elles se bousculent au portillon, et, même si aucune ne parvient à entamer le reste, la baracca qui me poursuit depuis bientôt deux ans, c'est dommage... Dommage que la chance ne soit pas contagieuse. Plus tard, peut-être... Non?
Hé oui, c'est dur de devenir adulte!
En attendant, je chante Goldman en passant l'aspirateur (non, cherchez pas, moi non plus, je ne me comprends pas toujours...)
mardi, décembre 04, 2007
lundi, décembre 03, 2007
Fatigue
Ce matin dans le miroir, j'avais des cernes vraiment pas belles à voir. J'comprends pas... Je commence à faire mon deuil des nuits d'avant. Mais avant quoi? Où est filé mon sommeil? Pourquoi?
Quand, un peu plus tard, j'ai surpris une puce en train de me sauter sur la main, j'ai pensé que le bonheur avait des ombres, décidément. Mais que c'était sans doute mieux comme ça. Ca donne du volume...
Hier, dans la pénombre, ses mots. Je commence à avoir peur pour la Belgique. C'est marrant mais ça ne me préoccupait pas vraiment, à instant-là. Et je crois que, quelques minutes plus tard, lui non plus ne s'en inquiétait plus.
Quand, un peu plus tard, j'ai surpris une puce en train de me sauter sur la main, j'ai pensé que le bonheur avait des ombres, décidément. Mais que c'était sans doute mieux comme ça. Ca donne du volume...
Hier, dans la pénombre, ses mots. Je commence à avoir peur pour la Belgique. C'est marrant mais ça ne me préoccupait pas vraiment, à instant-là. Et je crois que, quelques minutes plus tard, lui non plus ne s'en inquiétait plus.
vendredi, novembre 30, 2007
De toutes les matières C'est la ouate que j'préfère
Ce soir, regarder le ciel et avoir l'impression, étrange, de vivre plusieurs vies, tout à coup...
Souvenirs et avenirs mêlés. Des bribes, dont je ne comprends pas toujours ce qu'elles viennent faire là. Dis moi, D. (c'est moi, D.) est-ce bien raisonnable, tout ça? Sourire en coin. Oooh oui! Je suis toujours raisonnable, moi. Il a ri, un peu dubitatif mais impuissant à m'enlever cette certitude qui s'est emparée de moi voici quelques semaines, quelques mois, à présent, impuissant à m'écarter des seuls bras dans lesquels j'avais envie de me serrer, qui n'étaient pas là, ce soir-là, plus là, mais qu'importe.
Raisonnable, moi, vraiment? Non, je crois pas. Pas toujours. Mais il l'a cru, lui, c'est le principal...
Tout à l'heure, sortir à Arts-Loi sans m'en rendre compte et, au moment de choisir les escaliers, me demander ce que je fais là, dans les traces du passé. C'est que je pensais à ce mail boulversant, dans ma boite, et à cette journée passée ailleurs, en orbite. Je pensais à lui, lui et lui. Et à elle aussi. Elles.
Une semaine entière à rebondir "dans la ouate", c'est doux, élégant et bizarre. Je m'émeus de tout: de mes producteurs, si touchants, brusquement, et des petits Val-Duchesse qui se jouent dans certaines de nos réunions, des lèvres de J., de ses mots, si gais, si tristes, parfois, et de la magie de la vie, des hasards qui se jouent, partout, tout le temps.
Quelque part, ce mail, c'est tout ça à la fois. Toute la force des drames et la beauté des armes, dont on se saisit pour s'en sortir.
Lyrisme ridicule. Je n'aime pas cette manière d'écrire mais je ne choisis pas... C'est plus fort que moi, depuis deux posts. Ca coule comme ça.
Ma voisine a remonté le volume de sa sono. C'est ça ou l'amour dans sa chambre, avec son mec à la voix "caisson de basse".
Une vraie plaie mais j'm'en fous...
Je suis bien, là.
Tout à l'heure, sortir à Arts-Loi et me demander pourquoi. Attendre sur le quai, remonter. Madou... Le courant d'air n'a pas disparu. Je frissonne, me ramasse une averse dans la tronche.
Mais je m'en fous...
Je suis bien. Là...
Souvenirs et avenirs mêlés. Des bribes, dont je ne comprends pas toujours ce qu'elles viennent faire là. Dis moi, D. (c'est moi, D.) est-ce bien raisonnable, tout ça? Sourire en coin. Oooh oui! Je suis toujours raisonnable, moi. Il a ri, un peu dubitatif mais impuissant à m'enlever cette certitude qui s'est emparée de moi voici quelques semaines, quelques mois, à présent, impuissant à m'écarter des seuls bras dans lesquels j'avais envie de me serrer, qui n'étaient pas là, ce soir-là, plus là, mais qu'importe.
Raisonnable, moi, vraiment? Non, je crois pas. Pas toujours. Mais il l'a cru, lui, c'est le principal...
Tout à l'heure, sortir à Arts-Loi sans m'en rendre compte et, au moment de choisir les escaliers, me demander ce que je fais là, dans les traces du passé. C'est que je pensais à ce mail boulversant, dans ma boite, et à cette journée passée ailleurs, en orbite. Je pensais à lui, lui et lui. Et à elle aussi. Elles.
Une semaine entière à rebondir "dans la ouate", c'est doux, élégant et bizarre. Je m'émeus de tout: de mes producteurs, si touchants, brusquement, et des petits Val-Duchesse qui se jouent dans certaines de nos réunions, des lèvres de J., de ses mots, si gais, si tristes, parfois, et de la magie de la vie, des hasards qui se jouent, partout, tout le temps.
Quelque part, ce mail, c'est tout ça à la fois. Toute la force des drames et la beauté des armes, dont on se saisit pour s'en sortir.
Lyrisme ridicule. Je n'aime pas cette manière d'écrire mais je ne choisis pas... C'est plus fort que moi, depuis deux posts. Ca coule comme ça.
Ma voisine a remonté le volume de sa sono. C'est ça ou l'amour dans sa chambre, avec son mec à la voix "caisson de basse".
Une vraie plaie mais j'm'en fous...
Je suis bien, là.
Tout à l'heure, sortir à Arts-Loi et me demander pourquoi. Attendre sur le quai, remonter. Madou... Le courant d'air n'a pas disparu. Je frissonne, me ramasse une averse dans la tronche.
Mais je m'en fous...
Je suis bien. Là...
mercredi, novembre 28, 2007
Un jour, peut-être...
Fatigue...
Pas de celles qui vous plombent vos journées, qui font perler des larmes pour un oui, pour un non et vous empêchent d'écouter les gens, non. Pas de celle-là.
Une fatigue qui pétille, comme un lendemain de fête. Une fatigue qui fait sourire, même, parce qu'on sait que la nuit de sommeil qui suivra, même si elle est courte, sera belle. Toujours...
Je vis de cette fatigue-là, ces temps-ci...
Et ici, je ne suis plus.
J'ai des étoiles, dans le yeux, un tas de mots dans la tête et des choses à dire mais pas le besoin, forcément, de les écrire. Ou alors pas le temps.
Manquent la nécessité, la souffrance. Ce paradoxe absolu qui veut que les choses moches peuvent devenir belles, parfois.
Et tant mieux! (tant mieux pour la beauté, tant mieux pour l'absence de souffrance)
Restent des souvenirs. Un week-end que j'aimerais prolonger à l'infini, des découvertes, des rencontres, des lendemains qui chantent. Ce serait mentir que de dire que tout ça ne me fait pas peur. C'est sûr...
Mais qu'importe!
J'aimerais avoir plus de temps. Tellement plus de temps! Pour vivre cette fatigue-là. Et le reste...
Tant pis. (Tant pis pour le temps, tant pis pour le reste)
Un jour, je crois, j'y arriverai...
Pas de celles qui vous plombent vos journées, qui font perler des larmes pour un oui, pour un non et vous empêchent d'écouter les gens, non. Pas de celle-là.
Une fatigue qui pétille, comme un lendemain de fête. Une fatigue qui fait sourire, même, parce qu'on sait que la nuit de sommeil qui suivra, même si elle est courte, sera belle. Toujours...
Je vis de cette fatigue-là, ces temps-ci...
Et ici, je ne suis plus.
J'ai des étoiles, dans le yeux, un tas de mots dans la tête et des choses à dire mais pas le besoin, forcément, de les écrire. Ou alors pas le temps.
Manquent la nécessité, la souffrance. Ce paradoxe absolu qui veut que les choses moches peuvent devenir belles, parfois.
Et tant mieux! (tant mieux pour la beauté, tant mieux pour l'absence de souffrance)
Restent des souvenirs. Un week-end que j'aimerais prolonger à l'infini, des découvertes, des rencontres, des lendemains qui chantent. Ce serait mentir que de dire que tout ça ne me fait pas peur. C'est sûr...
Mais qu'importe!
J'aimerais avoir plus de temps. Tellement plus de temps! Pour vivre cette fatigue-là. Et le reste...
Tant pis. (Tant pis pour le temps, tant pis pour le reste)
Un jour, je crois, j'y arriverai...
jeudi, novembre 15, 2007
Pour vos enfants... :-D

(Toujours la même source... Très inspirée! A présent qu'un blog existe, je vous laisse vous y rendre tout seuls comme des grands pour découvrir la suite)
dimanche, novembre 11, 2007
Ca sent la fin! (et aussi un peu le pourri)
Amis belges (et autres mais bizarrement, ça risque de moins intéresser les autres): vous vous demandiez pourquoi diable l'orange bleue tardait à murir? Ne cherchez plus: j'ai la réponse! C'est, tout simplement, un fruit qui se mange... moisi.

Merci aux auteurs de ce blog pour ce petit montage. Vous constaterez que c'est presque à point. Youpie! Bientôt la fin des soucis!

Merci aux auteurs de ce blog pour ce petit montage. Vous constaterez que c'est presque à point. Youpie! Bientôt la fin des soucis!
mardi, novembre 06, 2007
lundi, novembre 05, 2007
Dérapages
J'ai laissé la télé s'éteindre et, pendant un moment, j'ai scruté le noir du salon, me laissant gagner par l'émotion. Comme si ça ne m'avait pas suffi, les deux jours de remue-ménage émotionnel qui venaient de s'écouler. Qu'est-ce qu'on cherche dans les films qu'on connaît déjà? Le confort, l'habitude? Le plaisir de se retrouver nez à nez avec des souvenirs? Ce soir-là, j'ai eu tout ça. Un petit film, parfait, que j'aurais aimé pouvoir écrire. Et le coeur chamboulé, en prime...
J'avais planifié ma soirée comme je planifie ma vie. Contrôle, contrôle! Tentatives de contrôle, plutôt... Car à un moment ou à un autre, ça finit toujours par déraper. Et je me couche tard... Très tard... Un jour mon corps dira merde, je n'aurai plus le choix. Je sais... Mais pour l'instant, il subit sans broncher.
Laisser la télé s'éteindre et, longtemps, longtemps, scruter le noir du salon. Penser à nos larmes dans le matin blafard.
M'attacher.
Fort...
Trop, peut-être.
Dis... Où on va, tous les deux... Tu sais?
Non, je ne sais pas. Aucune idée...
Je ne contrôle décidément pas grand chose...
(Et pour ceux qui pensent que c'est un post triste, je sais, c'est normal. Mais ne vous y trompez pas... J'aime bien ne pas contrôler)
J'avais planifié ma soirée comme je planifie ma vie. Contrôle, contrôle! Tentatives de contrôle, plutôt... Car à un moment ou à un autre, ça finit toujours par déraper. Et je me couche tard... Très tard... Un jour mon corps dira merde, je n'aurai plus le choix. Je sais... Mais pour l'instant, il subit sans broncher.
Laisser la télé s'éteindre et, longtemps, longtemps, scruter le noir du salon. Penser à nos larmes dans le matin blafard.
M'attacher.
Fort...
Trop, peut-être.
Dis... Où on va, tous les deux... Tu sais?
Non, je ne sais pas. Aucune idée...
Je ne contrôle décidément pas grand chose...
(Et pour ceux qui pensent que c'est un post triste, je sais, c'est normal. Mais ne vous y trompez pas... J'aime bien ne pas contrôler)
mercredi, octobre 24, 2007
Identité(s)
Je les ai remarqués, pour la première fois, le 11 septembre. Je me suis demandé alors pourquoi le ground-zero-day faisait fleurir aux fenêtres des drapeaux belges. Puis, je me suis souvenue que c'étaient les 70 ans de la reine et j'ai pensé "c'est absurde, tous ces royalistes à l'heure où le pays s'effiloche!"
Mais les jours ont passé et ils n'ont pas disparu, que du contraire. Ils ont continué de se vendre selon une logique exponentielle qui me dépasse un peu. Qu'est-ce qui peut bien pousser quelqu'un à suspendre un drapeau à sa fenêtre? Surtout belge! Pas que ce soit moins con en France, en Angleterre ou aux Etats-Unis mais... dans ces contrées où l'amour de la patrie a valeur de religion cette forme de bêtise n'a au moins rien d'honteux. Elle est très répandue. Supportable. Compréhensible, presque (Ceci dit, vous vexez pas si vous avez déjà agité des bannières, hein. Moi il m'est arrivé de chanter la Brabançonne au petit matin, au lever de drapeau. Mais j'veux pas que ça se sache alors chuuut!) Chez nous, c'est nouveau. Les bouts de tissu noir-jaune-rouge ont poussé pour protester contre les rumeurs de scission du pays. Tous les jours plus nombreux. Lundi, j'en ai dénombré 111 sur le trajet du tram 39 (on s'occupe comme on peut, hein...) Pas moins.

Et puis hier, en rentrant chez moi, je n'ai plus vu que des drapeaux turcs. Les belges étaient toujours là mais noyés quelque part dans une masse surgie en une nuit, une journée, pas plus. Et le regard sévère d'Atatürk à tous les coins de rues. C'est bizarre, non? L'identité. Là non plus, je n'ai pas compris. Pourquoi brusquement ils se sont enflammés un soir et ont voulu casser de l'Arménien. Pourquoi c'est tendu, maintenant, dans mon quartier. Pourquoi je dois me taper un hélicoptère qui tourne depuis le début de la soirée au-dessus de mon appart.
Tout ce que je constate, c'est qu'il y a des drapeaux partout, maintenant. Impossible d'y échapper. Et que c'est coloré... mais bizarre. Non?
Mais les jours ont passé et ils n'ont pas disparu, que du contraire. Ils ont continué de se vendre selon une logique exponentielle qui me dépasse un peu. Qu'est-ce qui peut bien pousser quelqu'un à suspendre un drapeau à sa fenêtre? Surtout belge! Pas que ce soit moins con en France, en Angleterre ou aux Etats-Unis mais... dans ces contrées où l'amour de la patrie a valeur de religion cette forme de bêtise n'a au moins rien d'honteux. Elle est très répandue. Supportable. Compréhensible, presque (Ceci dit, vous vexez pas si vous avez déjà agité des bannières, hein. Moi il m'est arrivé de chanter la Brabançonne au petit matin, au lever de drapeau. Mais j'veux pas que ça se sache alors chuuut!) Chez nous, c'est nouveau. Les bouts de tissu noir-jaune-rouge ont poussé pour protester contre les rumeurs de scission du pays. Tous les jours plus nombreux. Lundi, j'en ai dénombré 111 sur le trajet du tram 39 (on s'occupe comme on peut, hein...) Pas moins.
Et puis hier, en rentrant chez moi, je n'ai plus vu que des drapeaux turcs. Les belges étaient toujours là mais noyés quelque part dans une masse surgie en une nuit, une journée, pas plus. Et le regard sévère d'Atatürk à tous les coins de rues. C'est bizarre, non? L'identité. Là non plus, je n'ai pas compris. Pourquoi brusquement ils se sont enflammés un soir et ont voulu casser de l'Arménien. Pourquoi c'est tendu, maintenant, dans mon quartier. Pourquoi je dois me taper un hélicoptère qui tourne depuis le début de la soirée au-dessus de mon appart.
Tout ce que je constate, c'est qu'il y a des drapeaux partout, maintenant. Impossible d'y échapper. Et que c'est coloré... mais bizarre. Non?
mercredi, octobre 10, 2007
5 questions
Alors voilà... Les chaînes d'habitude, j'évite un peu, parce que ça force à parler de soi. Et même si j'adoooooooore, ça, bien sûr (sinon, j'aurais pas de blog) j'aime le faire en général de manière plus détournée, un peu fictionnalisée. Ceci dit... Je suis quelqu'un de très curieux, aussi, et là, j'étais curieuse de savoir ce que cette demoiselle allait me demander... D'où ce post!
S'il y a des amateurs, je copie les règles. Facile. Mais vous n'êtes pas obligés du tout.
"1 Laissez-moi un commentaire en me disant un truc aléatoire, comme vos paroles préférées dans la chanson que vous écoutez tout le temps ces temps-ci. Ou votre type préféré de sandwich. Un truc aléatoire. Ce qui vous tente.
2 Je répondrai en vous posant cinq questions pour avoir une chance de vous connaître mieux.
3 Vous posterez sur votre blog vos réponses aux questions.
4 Vous devrez inclure cette explication et offrir de poser des questions aux autres.
5 Vous donnerez cinq questions aux gens qui commenteront pour avoir des questions. "
1. Si tu ne devais choisir qu'un seul événement marquant de l'année 2007 ? (je sais que l'année 2007 n'est pas encore terminée mais bon ...faisons comme si!) Et en quoi cet évenement a été marquant ?
Je vais tricher et choisir une date: le 1er janvier. Marquant comme tous les 1ers janvier sauf que... 2007 est une année pas comme les autres en ce qui me concerne. L'année de toutes les chances et de tous les espoirs. Le 1er janvier, je ne le savais pas et en c'est en ça que c'est marquant. Je quittais 2006 avec une certaine nostalgie. J'avais l'impression que cette année m'avait tout donné et que j'aurais du mal à rebondir là-dessus. C'était vrai et faux à la fois. On ne classe pas les joies ni les rêves sur des échelles. 2006 était belle. 2007 l'est aussi, autrement, terriblement. Un bémol politique, peut-être. Les élections en France et en Belgique m'ont apporté très peu d'espoir. Sur le plan personnel, par contre, je reste complètement dépassée par la chance dans laquelle je nage depuis un bout de temps, déjà. Je souhaite que ça dure. J'ai un peu peur de m'y noyer, parfois...
2. Je sais que tu étais sur un projet d'écriture. Quel devait être le thème ? Quelle était la trame? Qu'est-ce qui t'avait poussée à écrire? Qui t'a inspirée ? Quand vas-tu commencer et la finir ?
J'avais un projet de roman, l'année dernière, qui racontait le retour d'une vieille histoire d'amour, que ma protagoniste principale avait voulu enterrer un peu vite, voire effacer de sa mémoire. C'était somme toute assez banal et j'ai abandonné pour cette raison, et puis aussi, parce que je n'ai pas de style, pas de talent pour un roman. A présent, j'ai plus envie de retourner vers mes premiers rêves d'écriture. Ecrire pour le cinéma, si j'y arrive. Ou simplement pour moi. Le projet le plus fort, actuellement, est aussi très quotidien mais un peu plus original (j'espère...) C'est la disparition de quelqu'un, mystérieuse et vécue par les gens qui restent. Sa meilleure amie surtout. Ca parle beaucoup de solitude, un des thèmes qui me poursuivent le plus. Pas la solitude intenable des gens qui n'ont plus de réseau social, non, celle, plus cachée mais réelle, de tout le monde. Toi, moi, eux, elle. Même ceux à qui tout sourit. Ca a l'air d'un déprimant, vu comme ça! Mais c'est pas le but :)
Je m'inspire de ce qui m'entoure, de ce qui m'habite, de ce qui me touche. Enfin... Je m'inspirerai. Car... pour l'instant, je n'ai encore rien écrit. Pas une ligne. Ca viendra :)
Pourquoi j'écris? Je ne suis pas sûre de pouvoir répondre. Mais dis-moi, ce n'est pas 5 questions que tu me poses mais 25! 5x5 en moyenne... Tu croyais que j'allais pas le remarquer? Hihihi. Raté.
3. Quelle sera ta vie dans 10 ans ? Où seras-tu ? Avec qui? Que feras-tu ?
Si je le savais, je crois que les 10 ans à venir me sembleraient insipides et inutiles. Je suis heureuse de ne pas le savoir. J'ai juste quelques espoirs. Celui, en particulier, de conserver les attaches qui comptent. Mes amis, mes proches. Jusqu'ici, j'ai assez bien réussi, je crois. C'est sans doute mon seul vrai talent social mais c'est utile. Savoir qui compte et faire en sorte qu'il ou elle continue de compter. Parfois, pourtant, l'un ou l'autre s'évapore un peu. Il devient pointillé, flou. J'espère que dans 10 ans, il y aura peu de flou. Peu de pointillés. Je ne sais pas où je serai. A Bruxelles, je crois. Si je m'éloigne quelques temps, ce sera sans doute très loin et pas très durable. A cause des attaches, justement. Et sinon, je crois que j'aimerais avoir des enfants, dans 10 ans. Je crois... Mais pour le reste... je veux me laisser guider par la vie, profiter du chemin sans trop me fixer sur le but. C'est très "philosophie à deux balles" ce que je vais dire mais, à mon avis, on a parfois besoin de s'égarer pour se retrouver.
4. Si tu pouvais rencontrer quelqu'un demain (une personne décédée ou une personnalité connue ...) qui aimerais-tu rencontrer ?
Plein de gens et pas moyen de choisir. Tous les "dieux" de mon panthéon. Des cinéastes, des artistes, des rebelles, des idéalistes. Peu de spéculateurs boursiers, curieusement ;-) Un personnage fictif peut-être. Tiré d'Almodovar ou... non! Xavier! Xavier de l'Auberge Espagnole. Il est très banal mais très très très touchant aussi. Et je l'ai déjà dit sur mon blog: je me sens souvent un peu comme lui. Ou peut-être encore plus comme Chloé, le personnage de "Chacun cherche son chat". J'aimerais bien rencontrer Chloé. Une voisine d'immeuble qui aurait perdu son chat. Et on retrouverait ce dernier caché derrière ma cuisinière. Ce qui expliquerait les puces. Hihi. Amélie, du "Fabuleux destin" aussi. Mais elle, tout le monde aimerait la rencontrer, non?
5. J’ai donné moi-même une définition assez succincte du mot « bonheur » sur mon blog. Quelle sera la tienne ?
Le bonheur, c'est maintenant. C'est tous des petits "maintenant" isolés qu'il faut attraper avant qu'ils ne se barrent. Parfois ces instants se touchent et mis bouts à bouts forment des plus grands bonheurs. Mais jamais absolus. Je suis d'accord avec toi, Flower. Si le bonheur absolu existait, si on pouvait s'y installer, on finirait vite par s'y ennuyer. Le bonheur, en 2007, c'était, par exemple, cette plage sur laquelle j'ai osé plonger dans ses yeux, vraiment, pour la première fois. C'est juste un exemple...
S'il y a des amateurs, je copie les règles. Facile. Mais vous n'êtes pas obligés du tout.
"1 Laissez-moi un commentaire en me disant un truc aléatoire, comme vos paroles préférées dans la chanson que vous écoutez tout le temps ces temps-ci. Ou votre type préféré de sandwich. Un truc aléatoire. Ce qui vous tente.
2 Je répondrai en vous posant cinq questions pour avoir une chance de vous connaître mieux.
3 Vous posterez sur votre blog vos réponses aux questions.
4 Vous devrez inclure cette explication et offrir de poser des questions aux autres.
5 Vous donnerez cinq questions aux gens qui commenteront pour avoir des questions. "
1. Si tu ne devais choisir qu'un seul événement marquant de l'année 2007 ? (je sais que l'année 2007 n'est pas encore terminée mais bon ...faisons comme si!) Et en quoi cet évenement a été marquant ?
Je vais tricher et choisir une date: le 1er janvier. Marquant comme tous les 1ers janvier sauf que... 2007 est une année pas comme les autres en ce qui me concerne. L'année de toutes les chances et de tous les espoirs. Le 1er janvier, je ne le savais pas et en c'est en ça que c'est marquant. Je quittais 2006 avec une certaine nostalgie. J'avais l'impression que cette année m'avait tout donné et que j'aurais du mal à rebondir là-dessus. C'était vrai et faux à la fois. On ne classe pas les joies ni les rêves sur des échelles. 2006 était belle. 2007 l'est aussi, autrement, terriblement. Un bémol politique, peut-être. Les élections en France et en Belgique m'ont apporté très peu d'espoir. Sur le plan personnel, par contre, je reste complètement dépassée par la chance dans laquelle je nage depuis un bout de temps, déjà. Je souhaite que ça dure. J'ai un peu peur de m'y noyer, parfois...
2. Je sais que tu étais sur un projet d'écriture. Quel devait être le thème ? Quelle était la trame? Qu'est-ce qui t'avait poussée à écrire? Qui t'a inspirée ? Quand vas-tu commencer et la finir ?
J'avais un projet de roman, l'année dernière, qui racontait le retour d'une vieille histoire d'amour, que ma protagoniste principale avait voulu enterrer un peu vite, voire effacer de sa mémoire. C'était somme toute assez banal et j'ai abandonné pour cette raison, et puis aussi, parce que je n'ai pas de style, pas de talent pour un roman. A présent, j'ai plus envie de retourner vers mes premiers rêves d'écriture. Ecrire pour le cinéma, si j'y arrive. Ou simplement pour moi. Le projet le plus fort, actuellement, est aussi très quotidien mais un peu plus original (j'espère...) C'est la disparition de quelqu'un, mystérieuse et vécue par les gens qui restent. Sa meilleure amie surtout. Ca parle beaucoup de solitude, un des thèmes qui me poursuivent le plus. Pas la solitude intenable des gens qui n'ont plus de réseau social, non, celle, plus cachée mais réelle, de tout le monde. Toi, moi, eux, elle. Même ceux à qui tout sourit. Ca a l'air d'un déprimant, vu comme ça! Mais c'est pas le but :)
Je m'inspire de ce qui m'entoure, de ce qui m'habite, de ce qui me touche. Enfin... Je m'inspirerai. Car... pour l'instant, je n'ai encore rien écrit. Pas une ligne. Ca viendra :)
Pourquoi j'écris? Je ne suis pas sûre de pouvoir répondre. Mais dis-moi, ce n'est pas 5 questions que tu me poses mais 25! 5x5 en moyenne... Tu croyais que j'allais pas le remarquer? Hihihi. Raté.
3. Quelle sera ta vie dans 10 ans ? Où seras-tu ? Avec qui? Que feras-tu ?
Si je le savais, je crois que les 10 ans à venir me sembleraient insipides et inutiles. Je suis heureuse de ne pas le savoir. J'ai juste quelques espoirs. Celui, en particulier, de conserver les attaches qui comptent. Mes amis, mes proches. Jusqu'ici, j'ai assez bien réussi, je crois. C'est sans doute mon seul vrai talent social mais c'est utile. Savoir qui compte et faire en sorte qu'il ou elle continue de compter. Parfois, pourtant, l'un ou l'autre s'évapore un peu. Il devient pointillé, flou. J'espère que dans 10 ans, il y aura peu de flou. Peu de pointillés. Je ne sais pas où je serai. A Bruxelles, je crois. Si je m'éloigne quelques temps, ce sera sans doute très loin et pas très durable. A cause des attaches, justement. Et sinon, je crois que j'aimerais avoir des enfants, dans 10 ans. Je crois... Mais pour le reste... je veux me laisser guider par la vie, profiter du chemin sans trop me fixer sur le but. C'est très "philosophie à deux balles" ce que je vais dire mais, à mon avis, on a parfois besoin de s'égarer pour se retrouver.
4. Si tu pouvais rencontrer quelqu'un demain (une personne décédée ou une personnalité connue ...) qui aimerais-tu rencontrer ?
Plein de gens et pas moyen de choisir. Tous les "dieux" de mon panthéon. Des cinéastes, des artistes, des rebelles, des idéalistes. Peu de spéculateurs boursiers, curieusement ;-) Un personnage fictif peut-être. Tiré d'Almodovar ou... non! Xavier! Xavier de l'Auberge Espagnole. Il est très banal mais très très très touchant aussi. Et je l'ai déjà dit sur mon blog: je me sens souvent un peu comme lui. Ou peut-être encore plus comme Chloé, le personnage de "Chacun cherche son chat". J'aimerais bien rencontrer Chloé. Une voisine d'immeuble qui aurait perdu son chat. Et on retrouverait ce dernier caché derrière ma cuisinière. Ce qui expliquerait les puces. Hihi. Amélie, du "Fabuleux destin" aussi. Mais elle, tout le monde aimerait la rencontrer, non?
5. J’ai donné moi-même une définition assez succincte du mot « bonheur » sur mon blog. Quelle sera la tienne ?
Le bonheur, c'est maintenant. C'est tous des petits "maintenant" isolés qu'il faut attraper avant qu'ils ne se barrent. Parfois ces instants se touchent et mis bouts à bouts forment des plus grands bonheurs. Mais jamais absolus. Je suis d'accord avec toi, Flower. Si le bonheur absolu existait, si on pouvait s'y installer, on finirait vite par s'y ennuyer. Le bonheur, en 2007, c'était, par exemple, cette plage sur laquelle j'ai osé plonger dans ses yeux, vraiment, pour la première fois. C'est juste un exemple...
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